02.072014
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La femme fontaine

Acte souvent comparé à de l’éjaculation féminine (même s’il n’existe pas de liens avec le sperme de l’homme). Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer le phénomène.

Pour certain, le fait d’être une « femme fontaine » serait dû à un reliquat prostatique (en lien avec les glandes de Skene). Un rapport aurait été établi avec le développement des organes sexuels pendant la vie intra-utérine.

D’autres chercheurs ont avancé que les contractions, au moment de la jouissance, aideraient à l’expulsion de sécrétions par l’urètre. Effectivement, au moment de l’orgasme, on peut observer un rejet important d’un liquide appelé exsudat. D’où parfois, cette envie pressante d’uriner pendant le rapport sexuel. On peut comparer ce liquide transparent à de la salive. Il serait incolore et inodore mais plusieurs femmes affirment le contraire.

D’autres études, plus récentes, vont avancer l’hypothèse d’un lien avec l’activité des reins, ou encore, d’une origine neurologique.

Il n’existe pas un profil type de « femme fontaine » et chaque femme va vivre cela de façon personnelle. L’expérience peut arriver une seule fois, de manière occasionnelle ou encore à chaque rapport (ce qui se révèle très rare). Cela peut aussi se passer au début de la vie sexuelle ou plus tardivement suivant  l’expérience et la maturité.

A travers sa propre culture et ses normes, l’éjaculation féminine abondante peut être vécue de façon positive ou négative.

Même si, chez les hommes, lors des premières fois, cela peut paraître impressionnant. L’acte sera généralement vécu comme un cadeau. Elle va renvoyer  l’image d’un homme étant capable de donner un plaisir conséquent à sa compagne.

Chez les femmes, c’est parfois la sensation de honte qui domine (vivre avec une sensation d’envie de « faire pipi » pendant le rapport). Certaines disent se sentir sales. La « femme fontaine » peut renvoyer à elle-même une image dégradante, se situer dans une sexualité « débridée »  qui rappelle les films X, des situations où elles ne s’y retrouvent pas. L’éjaculation féminine reste un sujet encore assez tabou. D’autres femmes vont  vivre très positivement cet éjaculat et profiter pleinement de l’expérience.

Des spécialistes avancent que chaque femme peut être « femme fontaine ». C’est-à-dire que les femmes vont expulser ce liquide à chaque rapport mais que la sensation sera vécue différemment suivant la personne et la situation. Dans ces moments, l’exsudat ne dépasse guère la taille d’une petite cuillère à dessert.  Les femmes, que l’on va plus communément appeler « femme-fontaine », peuvent expulser un liquide allant jusqu’à 10 à 15 cl de volume. Il est possible de contrôler le jet, en se retenant, ou alors complètement lâcher prise et se laisser aller.

Si d’un point de vue physiologique, l’expulsion du liquide est liée à l’orgasme (où approximativement à ce stade). Il n’est pas encore possible de mesurer les sensations et les émotions éprouvées pendant l’expulsion.  Le vécu reste subjectif cela dépend de chaque femme même si certaines avouent en ressentir une très grande satisfaction.

Soulignons qu’il ne faut pas confondre la lubrification féminine (liée à l’excitation et au désir) et l’expulsion de l’exsudat.  Suite à une très grande excitation, il est possible de vivre une hyperlubrification. Nous pouvons ajouter à cela la chaleur et la transpiration.  La zone génitale féminine peut parfois être très humide.

Mais alors, si toutes les femmes en sont capables, comment peut-on la provoquer ? La maîtriser ?

Il existe plusieurs pistes à exploiter :

- En travaillant les muscles du périnée. Pourquoi  ne pas demander l’aide d’un kinésithérapeute spécialisé dans le domaine, avec une formation sexologique. Il pourrait dispenser de conseils judicieux et proposer toute une série d’exercices.

- En travaillant le « lâcher-prise ». Apprendre à vivre pleinement ses expériences et se laisser envahir par les émotions qui nous traversent. Se laisser-aller et éviter le contrôle tout prix.

- En parler avec son partenaire. Favoriser une bonne communication dans le couple pour maximiser le plaisir et la jouissance.

-Avoir une bonne connaissance de son anatomie, connaître son corps. Se regarder dans le miroir, se masturber, se toucher. Apprendre à connaître et ressentir les sensations et identifier les différents comportements du corps pendant la relation sexuelle, l’orgasme.

- Certaines femmes avancent l’hypothèse d’une simulation du point G, donc, une simulation plutôt clitoridienne, selon mon point de vue. Il s’agirait de stimuler la paroi antérieure du vagin, à l’entrée, dans les 5 premiers cm du vagin. Mais d’autres disent que, quelle que soit la manière d’y parvenir, tant qu’il est agréable, l’orgasme provoquera une éjaculation féminine.

Est-ce que toutes femmes y arrivent ? Il n’est pas évident de répondre à cela. On avance le chiffre de 10% de « femme fontaine ». Mais il est préférable d’éviter à tout prix la course à la performance. L’important reste l’épanouissement personnel ressenti lors de la relation sexuelle et du partage émotionnel vécu avec son partenaire.

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