12.082014
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Le pénis et ses grandes espérances… (Part I)

En relisant l’excellent ouvrage qu’est « La mécanique sexuelle des hommes »[1], je me rends compte que l’image du pénis et de ses attributions sont fréquemment biaisées.

Concernant l’éjaculation, si elle arrive plus rapidement qu’attendue, l’homme va vivre cela comme un échec. Il est possible que, suite à cette expérience, la personne ressente de l’angoisse, de la frustration.

Parfois, la motivation de « faire mieux » et d’être plus performant aide à la concrétisation d’une nouvelle relation sexuelle. Soit la relation se passe très bien et les partenaires sont épanouis, soit elle présente un nouvel échec et le couple (l’homme) risque de tomber dans une petite spirale infernale. Dans ce cas, l’anticipation de l’échec occupera de la place, laissant de coté les pensées et les émotions positives.

Les petits troubles sexuels vont rapidement prendre place dans la vie de couple. Lors des consultations, le sexologue se rend parfois compte que le couple n’a pas forcément une bonne connaissance de la sexualité et de ses mécanismes. Une bonne éducation permet une bonne santé sexuelle. Parfois l’apport de petites informations facilite le retour à l’ordinaire et va faire baisser le niveau de tension.


Saviez-vous que :


-          Le pénis étant un membre se trouvant à l’extérieur du corps, il n’a pas la même température que l’intérieur du vagin. Cette sensation peut jouer sur l’excitation.

-          Nous ne sommes pas programmés pour avoir un très long rapport sexuel ! En tant que mammifères, il faut être assez rapide pour pouvoir se reproduire. Chez certains animaux réside la crainte d’être pris au piège par des prédateurs. Alors, il faut faire vite !

-          Lors des premières expériences masturbatoires, le jeune adolescent a rarement le temps de s’adonner librement à cette activité. La crainte d’être pris en « flagrant délit » va faire en sorte que la masturbation sera rapide. Cela va conditionner notre cerveau à la rapidité de l’activité sexuelle.

-          Toujours concernant la masturbation, «…le jeune garçon…ne cherche pas spécialement à prolonger la durée de la masturbation, mais à profiter de la détente et de la libération que produit la décharge orgasmique. …ils se masturbent pour se décharger de ce trop-plein de tension sexuelle inutilisée»[2]. Avec l’âge et l’expérience, l’homme profitera de la relation sexuelle dans son ensemble, laissant de côté l’ultime objectif de la décharge éjaculatoire.

-          Il est impossible de contrôler son éjaculation après le point de non-retour. D’ailleurs l’éjaculation ne se contrôle pas puisque c’est un reflexe. C’est l’excitation qui se contrôle.

-          Si l’homme se concentre sur ses sensations corporelles, il s’expose à une émission de sperme plus rapide. On conseille d’élargir son regard et ses sensations à l’ensemble de l’acte sexuel et sur les émotions pouvant être ressenties pendant cet acte.

-          Le sperme aura comme quantité l’équivalent d’une cuillère à café à une cuillère à soupe. Au diable ces grandes éjaculations vues dans les films pornographiques ! Il faut pouvoir faire la différence entre la réalité et le fantasmatique.

-          Une augmentation de la fréquence des rapports sexuels peut prévenir les risques d’éjaculation prématurée.

-          La pénétration est parfois mal calculée. Au lieu de pénétrer la/le partenaire dans un moment d’excitabilité fortement élevée, on va plutôt pénétrer quand ce taux d’excitation est un peu plus bas.

-          La pratique de la masturbation, avec les mêmes mouvements que ceux vécus dans les conditions réelles d’un rapport sexuel, reste un bon exercice. On fait du sport pour rester en bonne santé, pourquoi ne pas se masturber ?


Voici quelques informations concernant la sexualité masculine. Incontestablement, il existe d’autres facteurs touchant à la possible apparition d’un dysfonctionnement: la fatigue, la maladie, les médicaments, le stress,….Cela fera l’objet d’un nouvel article.

Il reste toujours l’éventualité de consulter. Plus on consulte rapidement un sexologue, plus le dysfonctionnement s’effacera très vite.



[1] C. SOLANO, P. DESUTTER, La mécanique sexuelle des hommes – petit traité du savoir éjaculer, Pocket, Paris, 2011

[2][2] C. SOLANO, P. DESUTTER, La mécanique sexuelle des hommes – petit traité du savoir éjaculer, Pocket, Paris, 2011, p.134

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