04.122014
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Le statut de sexologue en Belgique


Actuellement, il n’existe pas de statut légal pour le titre de sexologue. Ce qui veut dire que tout le monde peut s’installer, comme sexologue, sans les prérequis nécessaires. Mais être sexologue, cela ne s’improvise pas !

Comment faire la différence entre une personne compétente et une personne prodiguant le charlatanisme ?

Voici quelques pistes :

La formation universitaire : Il existe un master en sciences de la famille et de la sexualité à l’UCL et un master en santé publique avec finalité sexologie à l’ULG. Ces études universitaires proposent une multitude d’approches comme l’anthropologie, la sociologie, le juridique, la biologie….Mais elles ne sont pas essentiellement axées sur la seule thématique de la sexualité. Je pense que ces études n’offrent pas vraiment de bases solides pour envisager un travail dans la sexologie clinique. Toutefois, cela ouvre une porte intéressante pour se lancer dans d’autres formations. Le master est accessible aux personnes tenantes d’un titre de bachelier (assistante sociale, infirmière,…) ou d’autres personnes issues d’un cursus universitaire (communication, psychologie, droit,…).

Le certificat en sexologie clinique : Ce dernier vise une population plus stricte que le master. Il faut être médecin, psychologue, kiné, issus du parcours master en sciences de la famille et de la sexualité,…Il est proposée par l’UCL, l’ULB et dernièrement l’ULG. De 1 à 3 ans, il s’oriente plus sur l’aspect clinique et thérapeutique de la sexologie.

Formations : Il existe d’autres formations données par des sexologues expérimentés. Par exemple la sexologie fonctionnelle (De Sutter – De Carufel) ou bien la sexoanalyse (Hirsch). Il est aussi possible de suivre, à l’étranger, différentes formations comme la sexologie corporelle à Genève (Chatton). Suivant sa pratique, sa philosophie, son orientation, il est envisageable de suivre une ou plusieurs de ces formations. Elles restent, pour moi, nécessaires pour peaufiner son travail, s’ouvrir à d’autres outils, devenir plus compétent,…

Ces formations, comme le certificat en sexologie clinique, restent assez onéreuses. Mais cela peut, par exemple, prouver la motivation et le sérieux des personnes qui les ont suivis.

Même si ce n’est pas une obligation, le sexologue peut intégrer des groupes/sociétés ou l’on retrouve d’autres sexologues. En Belgique, il existe la société des sexologues universitaires belges (SSUB). Au delà de nos frontières, il existe d’autres associations comme l’ASCLIF (association des sexologues cliniciens francophones), L’AIUS (association interdisciplinaire post universitaire de sexologie),…

Le sexologue que vous consulterez sera soit médecin, kiné, infirmier, psychologue, psychiatre, assistant social, gynécologue, urologue,…Par la suite, il pourra aussi étoffer sa boite à outils en suivant d’autres formations comme l’hypnose, la sophrologie, le mindfulness, le coaching, l’EVRAS, la systémique, la psychanalyse, la thérapie cognitovo-comportementale, l’approche multidisciplinaire sur les abus sexuels, la victimologie,…

Il lui est conseillé de pouvoir participer à des intervisions/supervisions en rapport avec certains cas rencontrés pour se remettre en question, être conseillé, proposer un suivi de qualité, poser ses questions,…

Pour terminer, il participera à des colloques, s’intéressera aux études, fera de la recherche, sera autodidacte (par exemple dans la lecture d’ouvrages), …

Sans numéro INAMI, la consultation sexologique n’est pas remboursée en Belgique. Suivant son parcours et son expérience, le sexologue fixera lui-même ses honoraires. À vous de réfléchir aux propositions de prix. Posez-vous la question : quelle somme suis-je prêt à investir pour trouver une solution à mon problème ? Inquiétez-vous sur les modiques sommes comme sur les plus extravagantes (mais n’hésitez pas à parler d’un éventuel problème financier, il est possible de trouver une solution : négociation de prix, relais vers un planning familial,…), ne payez jamais à l’avance les prochaines consultations, soyez accueilli dans un endroit propice à la consultation, refusez la poudre de perlimpinpin, ne vous déshabillez pas, soyez attentif à la manière dont vous êtes reçu (l’écoute du sexologue, sa disposition vis-à-vis de vous, son panel d’outils, …). J’insiste vraiment sur le fait de se sentir à l’aise en consultation ; dans le cas contraire, il n’est pas utile de continuer les séances car c’est l’échec assuré !

Bref, une consultation chez le sexologue doit un peu ressembler, au niveau de l’aisance, à une consultation chez un psychologue ou chez son médecin généraliste.

Comment trouver un bon sexologue ? Via le bouche à oreille, le médecin généraliste, la SSUB, les professionnels de la santé, le net, les pages d’or,…Sachez que nous ne pouvons pas faire de publicité. Mais nous restons ouverts à vos questions sur nos formations, notre parcours, vos craintes,…

Soyez également vigilent quant à la durée d’une séance ainsi que l’espace entre deux consultations… En général, une consultation sexologique peut aller de 40 min à 60 min. Certains professionnels prendront un peu plus de temps pour des anamnèses, une hypnose, une rencontre de couple,…Les consultations se fixent 1X/semaine, 1X/tous les 15 jours,…C’est à discuter avec le sexothérapeute. Je précise tout de même qu’il est très difficile, pour nous sexologue, de vous fixer un nombre exact de séances. Cela dépend de votre motivation, de la nature de votre problème, des aléas de la vie,…Encore une fois, suivez votre rythme, posez des questions, n’ayez pas peur,…

Parfois, lors de la première rencontre, « la sauce ne prend pas ». Libre à vous de consulter ailleurs. J’ai toujours avec moi les coordonnées d’autres collègues et je n’hésite pas à relayer si la personne est demandeuse. En retour, nous vous demandons de prévenir bien à l’avance quand vous annulez un rendez-vous ou si vous mettez fin à votre sexothérapie.

Pour terminer, comme dans toute thérapie, la pluridisciplinarité est un élément positif. Il est possible de mettre autour de la table d’autres professionnels pour comprendre ce qui ne va pas et trouver les meilleures solutions.

Envie de trouver un sexologue dans sa région ?

http://www.ssub.be/index.php?page=liste

Liens :

http://www.virginie-koopmans-sexologue.be/virginie-koopmans

http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-sexologues-en-manque-de-statut-51b8e42ee4b0de6db9c52a4d

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120516_00159713

http://archives.lesoir.be/des-sexologues-en-mal-de-statut_t-20070219-009MJV.html

http://www.dhnet.be/actu/societe/consulter-un-sexologue-c-est-in-51b7951ae4b0de6db982be4a

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