La PTR (psychothérapie du trauma réassociative) est une méthode thérapeutique crée par Gérald Brassine. Elle utilise comme principal outil l’hypnose conversationnelle stratégique.

Gérald Brassine (fondateur de l’institut Milton H. Erickson de Belgique en 84) formé, entre autre, à la thérapie brève et à l’hypnose Ericksonienne a mis au point la PTR. Basée sur une hypnose conversationnelle dynamique, elle comprend plusieurs principes :

  • - Mise en place d’une égalité entre patient et thérapeute. En effet, le thérapeute n’est pas là pour assouvir une certaine supériorité ni interpréter la situation à l’aide d’induction hypnotique.
  • - Conscience du patient d’être dans un état modifié de transe par son rôle actif lors de la séance.
  • - Participation active du patient à réagir tout au long du travail. L’objectif étant qu’il reprenne le contrôle de son système nerveux autonome.
  • - Liberté au patient d’évoquer le sujet/thème souhaité sans suggestion du thérapeute.
  • - Respect de la personne, de ses limites avec un travail « Zéro douleur ». Il n’est pas nécessaire de faire revivre la situation de manière brutale sous peine d’accentuer encore plus le traumatisme.
  • - Utilisation paradoxale des « protections dissociatives » pour mieux désensibiliser le trauma.  Mise en place d’un bouclier que l’on va recadrer positivement dans le vécu du patient. Pouvoir maitriser le symptôme. 
  • - Mise en avant du côté créatif et ludique du patient tout au long de l’hypnose conversationnelle.
  • - …

En résumé, à partir d’un travail d’état modifié de conscience (EX : partir d’une situation agréable pour le patient), il sera introduit, au fur et à mesure, des éléments appartenant au traumatisme/dysfonctionnement pour éviter la reviviscence traumatique (revivre le traumatisme). Mais aussi construire un panel de protections émises par l’inconscient du patient en collaboration avec le thérapeute. 

La PTR va principalement s’adresser aux traumatismes et à la psychosomatique. Pourquoi les traumatismes ? Suite à un trauma, il y a dissociation. C'est-à-dire qu’il y a une mise en place de mécanismes de protection. On devient « anesthésié », « désensibilisé » face au vécu. Le risque est de rester dans cet état tout au long de notre vie et de, parfois, développer des symptômes que l’on ne comprend pas toujours : cauchemar, stress, phobie, maux de ventre,…La PTR aide de manière douce et au rythme du patient à faire tomber le masque, reprendre le dessus, modifier le système nerveux autonome (EX : en donnant des nouvelles images au cerveau) pour une meilleure qualité de vie.

Je travaille essentiellement avec des troubles sexuels, accidents de la route, maladies psychosomatiques, agressions,…

Plus d’infos : www.imheb.be